Démarche artistique

Mon travail est né d’un choc esthétique : la découverte d’une sculpture de Jean Arp : Feuille se reposant. Je l'ai vue comme un équilibre fragile, flottant dans l’espace. Depuis, je cherche à approcher cet état — entre douceur et densité, entre légèreté et dureté des pièces.

Mes pièces, aux formes libres, empruntent autant à la géologie qu’au ciel : écume, cratères, météorites, volcans… Ils traduisent un rapport instinctif et sensible au monde, nourri de films, de photographies, de souvenirs, de paysages réels ou rêvés.

Qu’elles prennent la forme de sculptures, de mobilier ou d’objets, mes pièces cherchent toutes le même horizon : une respiration dans la lourdeur, un instant de calme dans le chaos, un équilibre toujours à trouver.

Inspirations

Mon vocabulaire visuel vient de mes obsessions : les courbes du corps — ses volumes souples, ses transitions, ses lignes féminines — la lumière de certains paysages, les images de volcans du film Fire of Love, les détails photographiques de Jean-Pierre Sudre, les motifs répétés de Pierrette Bloch.

Je collecte depuis mes études en école d'art des images et poèmes, et remplis des pages et des pages de carnets.

Ces références coexistent sans hiérarchie et nourrissent une même recherche de douceur et d'ailleurs.

  • Archives personnelles

Quelques inspirations : Pierrette Bloch, Fire Of Love, Chuck Kelton, Luigi Ghirri

Héritages

J’ai un double héritage familial : du côté maternel l’artisanat — mon arrière-grand-père était boulanger, et mon grand-père construisait des meubles en bois, j’ai passé beaucoup de temps dans son atelier — et du côté paternel l’art, avec le dessin, le piano.

La céramique me permet de naviguer entre les deux à ma guise.

Aussi j’ai beaucoup vu ma mère se débrouiller seule, bricoler (dans sa maison, dans son jardin, sa cuisine...). C’est une inspiration d’indépendance, peut-être héritée de sa propre mère qui était du genre téméraire.

Photos : Adélia Nunes